| Cette offre d’emploi de la présidence togolaise est irrecevable |
|
A priori les responsabilités, les qualifications et les compétences exigées au chargé des relations avec les médias nous paraît normal et professionnel par ailleurs nous pensons qu’il manque d’autres critères par exemple la preuve de la nationalité togolaise et l’âge. Le cas de la nationalité est importante car nous ne pensons pas qu’une personne d’une nationalité étrangère peut prétendre postuler à un tel poste à une présidence de la République autre que la sienne. Or, actuellement l’annonce qui est publiée est ouverte à toute nationalité, nous n’imaginons pas qu’on va nous taxer de nationaliste ou de xénophobe dans un pareil cas parce qu’il y a plusieurs facteurs qui font que ce poste ne peut être réservé qu’à des nationaux. La présidence ne va pas nous contrarier en agitant la fibre panafricaine ou d’ouverture culturelle ou d’intégration ou la recherche de l’excellence en recrutant un étranger à ce poste même si l’un des sites webs officiels de la présidence serait dirigé par un étranger. Loin de nous tous les probables préjugés à notre endroit compte tenu de notre position seulement c’est une obligation que certains services soient exclusivement attribués aux nationaux même s’il n’existe pas cette compétence. L’offre dérangeante et inappropriée Le chargé des relations avec les médias doit avoir au minimum un BAC+4 en journalisme ou en communication ou dans toute autre science sociale pertinente avec au moins 5 d’expérience professionnelle. Ce profil recherché est introuvable dans les deux universités togolaises ou académies publiques. En journalisme, il existe depuis 6 ans un institut de formation à l’université de Lomé où est délivré un diplôme après deux ans de formation et c’est l’année universitaire passée que la troisième année a été ouverte grâce à la détermination de sa directrice. En conclusion, aucun étudiant formé dans cet institut ne peut prétendre postuler à ce poste, comme toujours personne n’en parle aussi, cela ne paraît pas choquer d’ailleurs, c’est une récidive puisqu’en 2008 lors du concours de recrutement à la fonction publique les candidats au poste de journalisme devaient avoir un BAC+3. Du coup certains observateurs se posent des questions à savoir : Est-ce que l’Etat n’est pas au courant des diplômes qui se délivrent dans ses universités où il investit chaque année des milliards. Est-ce que l’Etat ne veut pas des personnes formées issues de ses académies par ailleurs, aucune école de BTS ne forme à un BAC+3 en journalisme . Cette offre venant de la présidence continue de faire grincer des dents puisqu’il est clair que ceux qui peuvent postuler à ce poste de chargé des relations avec les médias ont fait leurs études supérieures à l’étranger. Il se pourrait que ce futur chargé soit le fils ou la fille ou un proche de ceux qui sont dans le sillage du pouvoir ou du parti majoritaire où est donc l’égalité des chances. D’ailleurs, ce métier a sa propre filière et n’a rien à avoir avec le journalisme même si le journaliste peut arriver à l’exercer, ce qui veut dire qu’il n’existe pas cette formation au Togo. Au même poste il est demandé au postulant de présenter au minimum un BAC +5 en communication malheureusement les cadres d’enseignement supérieur publics ne délivrent même pas un BAC+ 4 en communication. Au moins les instituts privés délivrent le BAC+ 5 en communication mais dans des conditions d’études et de délivrance du diplôme peu académique. Il y a encore cette possibilité de postuler avec un diplôme en science sociale pertinente, tout simplement c’est étonnant voire méprisant pour les professeurs qui enseignent toutes les sciences sociales. L’utilisation du terme pertinent est inappropriée car toutes les sciences se valent seulement que chaque science sociale à son domaine précis. Il serait mieux qu’on dise au moins les sciences sociales compatibles à la fonction à exercer. Une pareille offre de la part d’une structure privée ne choquerais personne puisqu’elle n’est pas sensée savoir si le profil recherché existe ou pas dans les centres de formation nationaux par contre ceux qui représentent l’Etat comme le chef des ressources humaines de la présidence doit avoir cette information par le biais des ministères en charge de l’éducation, des enseignements supérieurs, du travail ou de la direction nationale de la politique de l’emploi. L’heure a sonné pour que les nouvelles filières qui sont celles du futur aient leur place dans les deux universités pour permettre à la jeunesse togolaise de rompre avec les mêmes et anciennes filières inefficaces, improductives, ce sera un moyen pour offrir plusieurs opportunités aux étudiants ce qui réduirait le nombre de chômeurs. Cependant le nouveau chargé des relations des media est attendu patiemment.
|