Les à côtés du recensement

Cette opération a commencé sur le lit parce que certaines jeunes filles recenseuses voulant être cheffe d’équipe ou recenser dans une zone de préférence ont offert leur corps à leur chefs (contrôleurs ou superviseurs). Au cours de la formation des agents recenseurs, des formateurs ne se sont pas attendus sur leur enseignement au point où certains se sont venus aux propos déplacés. Certaine formation était carrément devenue un moment de causerie entre les formateurs et les recenseurs.

 

A Lomé, le recensement a été bâclé que dans les villes et les villages avec un type de dénombrement. Le ‘’recensement sous le manguier’’ c'est-à-dire des recenseurs doivent aller de ménage en ménage se sont tout simplement assis sous un arbre et ont rempli un nombre important de formulaires à la place des recensés. Il y a des recenseurs indélicats
 n’arrivant pas à ouvrir le portail d’une maison ne se sont pas privés de mettre l’indication qui montrera à leur contrôleur qu’ils ont déjà recensé à cet endroit. Certains recenseurs par contre dès qu’ils sont arrivés dans une concession, comptent les portes des chambres, recensent un ménage et inventent le reste du ménage. D’autres recenseurs ont posé des questions qui ne font parti du questionnaire officiel et cela se faisait selon le statut du recensé. Des recenseurs ont profité de l’occasion pour faire la cour aux jeunes filles, après avoir demandé si elle possède un téléphone portable, arriva une question supplémentaire ’’ si oui quel est votre numéro ?’’ Les recenseurs moins courageux écrivaient leur prénom et leur numéro téléphonique au verso du reçu de recensement. Aussi, certaines recenseuses qui ne résistent pas  d’habitude devant l’argent et un clinquant de bien être ont trouvé des maris circonstanciels. 


Le recensement a souffert du manque de sensibilisation de la population. Certains chefs de quartier ou de village ont fait preuve d’incivisme croyant que les préfets ont reçu de l’argent, ils ont  renvoyé les agents recenseurs de leur localité avant de les accepter.
Un chef de quartier dans la commune de Lomé a dit à un recenseur de lui montrer l’autorisation qui lui permet de venir recenser et il déclara’’ moi, chef, regarde l’état de ma maison, va dire aux autorités de venir me construire ma maison’’

 

L’accueil de la population à l’endroit des recenseurs a été mitigé. A côté de ceux qui ont compris la nécessité d’une telle opération, il y a des citoyens qui n’ont pas voulu s’associer à l’opération. Un individu s’est permis de sortir son chien de la cage pour renvoyer le recenseur de sa demeure. Une dame voulant piler le foufou aussitôt un recenseur rentra dans sa concession, elle lui a demandé de l’aider, au refus du recenseur la dame a purement renvoyé le recenseur. Aussi,  certains villageois ont cru à des aides surtout financière, d’autres ont simplement transmis leurs doléances aux recenseurs pour qu’ils les rapportent aux autorités.