Cagnotte ou budget national

Bien malin sera celui qui peut croire au budget national dans la plupart des pays africains qui bénéficient des appuis budgétaires des partenaires extérieurs. Comme d’habitude, vers la fin de chaque année les parlementaires votent le budget national. Quoi de plus normal, seulement il semble que ces budgets sont des comptes bien faites pour répondre aux exigences des institutions internationales. Des prévisions inutiles, des diminutions excessives sur des recettes ajoutés aux augmentations de certains budgets particuliers.  

 


                                                                                                                                                            La plupart des députés sur ce continent ne sont que des mendiants de luxe, affichant toute sorte d’incongruité ; ils se soucient peu du contrôle du budget national. Les députés majoritaires souvent proche du pouvoir central, complices en amont de cette mascarade budgétaire, ne se privent pas de voter le budget. Lorsqu’ il y a des budgets chiffrés à des centaines de milliers de milliards dans un pays mal loti à côté dans un pays qui dispose des atouts économiques où les besoins sont énormes les budgets sont restreints. 


                                                                                                                                                Sous un autre angle, tel que les dépenses sont faites dans certains pays d’aucuns se demandent si c’est toujours le budget qui le permet, évidemment non puisqu’il y a souvent des rallonges budgétaires au gré du pouvoir exécutif.

 

 Au départ, les plus hautes autorités s’en passent de ce budget car ils savent qu’il y a de l’argent, beaucoup d’argent pour être utilisé et pourquoi s’en priver derrière les calculs de comptabilité. Aussi, avoir comment les employés des fonctions publiques utilisent pour ne pas dire gaspillent les ressources énergétiques (carburant, électricité, eau…), les matériels de bureaux, se distribuent ou s’octroient les avantages; c’est ahurissant, mais quand la tête est pourrie quel geste peuvent faire les pieds. Les autorités pillent, les citoyens gaspillent et volent, c’est un secret de polichinelle, cela fait partie des bonnes mœurs. Tout simplement c’est déplorable.

Au moment où sous certains cieux le mot rigueur fait peur aux dirigeants politiques ou plus encore le régime drastique ou  la cure d’austérité fait débat dans les pays que nous tous nous qualifions de pays développés. Pendant ce temps sur notre pauvre continent où la crise économique dirait l’autre est inhérent à nos pays c’est maintenant que s’inventent des dépenses futiles et farfelues, c’est un clin d’œil aux Occidentaux pour leur dire que vous avez de l’argent et vous ne voulez pas bouffer pour des raisons bien fondées, ici en Afrique c’est la gloutonnerie.  

 

      
                                                                                                                                            Lorsqu’il s’agissait de la crise grecque de cette année, le pays de ZEUS était en faillite, d’autres pays européens sont en train de la devenir, cela fait sourire les brillants économistes africains puisque, eux qui sont souvent les conseillers unidirectionnels et les grands argentiers des chefs d’Etat savent comment ils gèrent et jugulent pour que cette situation n’arrive pas aux pays Africains.               


                                                                                                                                                          A vrai dire, entre nous, est-ce que la plupart de nos Etats ne demeurent- ils pas toujours dans la faillite? Il est temps qu’au moins les économistes qui ont encore cette fibre progressiste ou ces responsables des partis de l’opposition, ces haut-parleurs fassent aussi le point sur un probable budget aussitôt celui du gouvernement est connu au lieu d’avoir les yeux rivés sur le fauteuil présidentiel que bons nombres parmi eux ne verront jamais soit parce qu’ils sauront négocier leur reconversion soit parce qu’ils savent qu’ils font de la diversion.   


                                                                                                                                                L’argent public est suffisamment pris par un petit nombre à des fins personnelles sans les comptes où se trouve alors le budget national à ce moment. Silence, je remplis mon compte ou tout simplement c’est notre cagnotte.