Tsévié, la ville des bidons jaunes

A chaque coin de rue, aux points publics de vente d’eau, les gens traînent avec les bidons de 25 litres, les uns les portent sur leur tête, sous le bras, les autres sur leur vélo ou moto et sur les pousse-pousse. La raison principale de cette prolifération des bidons est la course permanente de recherche d’eau. L’eau est une denrée rare dans cette localité chef lieu de la région maritime, située à peine 35 km  au nord de Lomé, la capitale.

 


A Tsévié, l’eau de robinet a une couleur de jaune pâle, elle se vend aux fontaines publiques qui sont rares et éloignées de la plupart des ménages. L’accès à l’eau se fait à  des heures que personne ne maîtrise, l’eau coule des robinets tardivement dans la matinée pendant quelques heures, pour un prochain écoulement , il faut se remettre à DIEU.

 


 La seule alternative à cette situation difficile c’est d’ acheter de l’eau à 50 ou 75 francs la bassine de 35 litres lequel prix varie selon l’offre et la demande, c’est à dire si la vendeuse d’eau dispose suffisamment d’eau elle la vend moins chère au cas contraire le prix augmente exagérément. Ceux qui ont les moyens financiers payent le service des  livreurs d’eau en bidons à domicile contre de l’argent. La population de Tsévié boit en ce 21 siècle une eau qui est à la limite une eau sale, c’est la société distributive d’eau qui tue à petit coup ces habitants.

 


Le courant électrique est aussi une ressource qui se trouve à quelques endroits de la ville. La majorité des ménages n’ont accès à l’électricité que par le biais des branchements illégaux.  Ce type de branchement n’est pas ce qui se limite souvent à quelques maisons des banlieues, à Tsévié ce sont des quartiers entiers même ceux situés au cœur de la ville qui sont électrifiés par une telle connexion.        

 

                                                                                                                                                         Le seul fournisseur de cette énergie n’ a entrepris aucune extension de ses branchements qu’ils soient visibles pour soulager la population pourtant ils sont au courant du phénomène.

 


L’Etat étant inerte pendant plus de 30 ans, les députés de cette circonscription électorale qu’ils soient de l’UFC ou de l’ANC doivent plaider la cause de cette ville auprès des autorités et interpeler les ministères en charge de l’eau et de l’électricité et les  fournisseurs de ces ressources vitales.