Bon ! on se bat pour le pouvoir en Côte d’Ivoire


Evidemment, depuis le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, la Côte d’Ivoire a deux présidents. Alassane Ouattara est proclamé nouveau président par la Commission Electorale Indépendante (CEI), Laurent Gbagbo reconduit à son poste par la Cour constitutionnelle.  Dans la foulée de leur victoire, les deux présidents ont chacun nommé leur premier ministre qui à leur tour ont formé leur gouvernement. Le président élu est retranché dans un hôtel, le président proclamé réside toujours au palais présidentielle.

 

 


Depuis la proclamation des résultats par la CEI, les deux présidents, le nouveau reçoit des soutiens, l’ancien subit les pressions nationale et internationale. Laurent Gbagbo est contesté et décrié par toutes les institutions internationales et les grandes puissances notamment  les Etats Unis, la France, l’Union Européenne. La nébuleuse communauté internationale s’acharne sur Gbagbo pour qu’il quitte le pouvoir, les médias français sont mis en contribution.

 

 

 Comme cela ne suffisait pas, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO) pour la toute première fois va de la main forte pour faire plier Gbagbo. Mais en réalité la plupart des chefs d’Etats de la CEDEAO ont  les pieds et les mains liés par les membres de la nébuleuse communauté internationale parce que, en réalité ils en font plus que Gbagbo. Si l’occasion est donnée à ces chefs d’Etats de la CEDEAO de se prononcer individuellement comme un candidat qui passe son examen oral, ils  opteraient que Gbagbo reste au pouvoir avec une simulacre de partage de pouvoir avec son adversaire. En cette année de cinquantenaire des indépendances des pays africains francophones, pour certains observateurs, en lieu place d’une vraie République  on retrouve des républiques bananières.     

 

 

Gbagbo demeure sourd et inflexible aux nombreuses pressions d’où qu’elles viennent car étant un ancien président il maîtrise la géopolitique internationale et sait bien qu’il ne fait pas pire que certains de ses pairs qui ont tout verrouillé. A voir ceux qui se fait dans les pays de la sous région, Gbagbo a commis cette grave erreur en laissant la présidence de la CEI à un parti d’opposition qui ne lui fera jamais cadeau croyant contourner cet étau par son ami président de la cour constitutionnelle.

 


 En se rappelant de la bataille en Guinée à la tête de la CENI voisine de la  CEI avant le deuxième tour de la récente élection présidentielle au point il a fallu nommer un malien pour départager les guinéens, ce qui voudrais dire qui à la présidence de la commission  organisatrice des élections a une main mise sur les résultats qui sortiront des urnes.


Gbagbo a cru organiser les élections quand il est sûr de les gagner oubliant quelques petits détails qui lui jouent aujourd’hui un sale tour. A priori Gbagbo une fois déclaré perdant doit céder le pouvoir à son successeur. A voir de près cet acharnement contre Gbagbo on a l’impression qu’il est entrain de payer sa fronde ce que d’aucuns appellent le nationalisme contre la France. Aujourd’hui il tient bon pour combien de temps, seul lui et la nébuleuse communauté internationale le savent.

 

 

Quant au président élu Alassane Ouattara, la pression de son adversaire est la sienne. Si tant de monde le soutient au point d’exécuter ou de prendre des décisions à sa place à l’internationale comme le remplacement des ambassadeurs. Bon nombres de gens se demandent si Ouattara n’arrivera pas au pouvoir les bras et les pieds liés, puisque déjà le président élu a composé avec Guillaume Soro son premier ministre qui n’était pas dans son plan post élection. Aussi, ce que d’aucuns craignent c’est le grand retour des intérêts et lobbyistes français en Côte d’Ivoire avec leur influence dans la sous région.

 

Au fur et à mesure que la crise post électorale ivoirienne se poursuit beaucoup sont les africains francophones qui s’étonnent de l’acharnement  contre Gbagbo et de l’unanimité des grandes puissances et de l’ONU autour de Ouattara. Les gens qui soutiennent la position de la nébuleuse communauté internationale et les pro Ouattara trouvent que la situation de la Côte d’Ivoire est différente des situations électorales dans les autres pays. Certains expliquent leur position par le fait que les élections ont été organisées sous la surveillance de l’ONU et financées par cette organisation à coût de milliards, d’autres disent que la cour constitutionnelle ne peut pas remettre en cause les résultats de la CEI.

 


Devant ces arguments se dressent des clarifications, on parle des milliards de l’ONU or  dans la plupart des pays africains  le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)  une institution onusienne finance à l’intervalle de chaque quatre ou cinq ans  des élections présidentielle, législative, communale. La finalité ce sont des résultats frauduleux, des droits de l’homme bafoués et personne ne dit rien or ce financement des élections sont des dettes pour nos Etats. Ce constat amère fait que certains africains francophones même s’ils ne soutiennent pas Gbagbo ils ne comprennent pas ce lynchage international. Quant à ceux qui se moquent de la décision de la Cour constitutionnelle, ils oublient que même si l’on ne veux pas donner raison à cette institution rappelons qu’il a tous les droits pour infirmer ou confirmer ces résultats ce à quoi cette nébuleuse communauté internationale qui se dit être au côté du droit ne pense guère.

 
Ce qui se passe en Côte d’Ivoire où la communauté internationale ne veux pas essuyer la honte et fait tout pour chasser le président proclamé et installer le président élu se passe au vu et au su du monde entier. Les peuples de certains pays du continent où les voix ne sont jamais prises en compte au  cours des élections attendent cette communauté internationale pour apprécier.