Que fait on des mémoires et des thèses?

Le retard de développement du continent africain est parfois inexplicable.Les travaux scientifiques réalisés sur des excellents thèmes par les étudiants sont négligés dans les bibliothèques.Même les éminents universitaires ne s'offusquent guère ; que diront nous des gouvernants?


A chaque année académique les étudiants ou leurs professeurs soumettent des mémoires ou des thèses dans plusieurs domaines allant de la géographie, la médecine, l’informatique, l’anthropologie, à la communication ….etc. Ces travaux sont la plupart acceptés et les documents sont déposés dans les bibliothèques de l’université.


Généralement les sujets de mémoire sont réalisés à l’issu d’un stage dans une entreprise ou dans une organisation ou à partir de l’actualité ou des phénomènes sociaux. L’étudiant choisit un thème en accord avec son directeur de mémoire. Après un travail sur le terrain, dans les ouvrages, l’étudiant énumère les objectifs spécifiques et généraux et propose des solutions. Le professeur suiveur prend soin de vérifier la véracité du contenu du document.


Aujourd’hui, les bibliothèques regorgent des travaux de recherche d’actualité qui diagnostiquent les problèmes et proposent des solutions appropriées. Parfois, le travail fait est offert gracieusement aux sociétés ou aux décideurs concernés par un thème, il est carrément rangé dans les placards. Un tel comportement est dû au fait qu’on se souci peu de ces travaux puisque pratiquement tous les africains sont plus préoccupés par l’argent, leur salaire.


Il est tant que les gouvernants fassent un travail pour sauver la situation ne serait ce que chaque mémoire soit mis à la disposition des services concernés avec l’accord et la rémunération de l’étudiant. Les Etats Africains pour la plupart n’ont pas des centres ou des laboratoires de recherche pourtant ils négligent encore le peu de recherches individuelles approuvées par d’éminents professeurs ou spécialistes. Par ailleurs, les dirigeants à la vision courte préfèrent l’expertise coûteuse des étrangers ( européens, asiatiques, américains) qui viennent souvent étaler leur insuffisance et leur incapacité sur le terrain.


Finalement on ne sait à quoi jouent nos Etats, à chaque année académique ils investissent des milliards dans la formation supérieure et rechignent de se servir des travaux de recherche préférant plus les compétences brutes que bon nombre de personnes ne démontrent pas une fois admise dans un service public.