L’éclairage du panel d’universitaires


Quatre enseignants ont entretenu les étudiants sur les enjeux et les perspectives des sciences de l’information et de la communication à l’ère du numérique. La conférence s’est tenue le 3 mars passé à l’auditorium de l’Université de Lomé (UL) en présence de la directrice Pépévi Kpakpo de l’Institut des Sciences de l’Information  et de la Communication  des Arts ( ISICA) / UL.

 


 La première communication a été faite par le professeur Serge Balima de l’université de Ouagadougou sur le concept du numérique. Après la définition du terme, il a présenté ses conséquences sociale, juridique, économique, technique. La convergence numérique est déjà en marche et se perfectionne davantage avec l’association de la presse électronique, de la radio et de la télévision au téléphone portable. Il a précisé que l’arrivée du numérique opérera le changement des métiers avec la parution de nouvelles professions à un seul crédo l’excellence. Par ailleurs, les auditeurs ou les téléspectateurs choisiront l’émission ou le programme et non la fréquence avec la possibilité de choisir  une production internationale. La nouvelle de sa communication est Le passage  de l’analogie au numérique pour les radios et les télévisions africaines respectivement en 2015  et en 2020 par ailleurs, le coût d’achat d’un poste radio numérique actuellement est de 52 000 francs CFA. 


Enfin, Il a relevé l’inexistence de la législation adéquate liée au numérique dans la plupart des pays africains,  à cet effet le professeur Balima invite les Etats à mettre en place des commissions qui travailleront sur tous les aspects du numérique.


Quant au Docteur Awokou  Kokou de l’université de Lomé, il a expliqué le rapport existant entre l’éducation et le numérique. L’intervenant a tout d’abord précisé que le numérique est arrivé sur le continent africain à une période inopportune faite de problèmes économique, social, politique. Il a rappelé que l’avancée fulgurante du numérique, de l’internet avec son cortège d’atouts dans les pays développés, l’éducation garde encore tout son statut c'est-à-dire que l’enseignant est toujours au cœur de la formation avec toutes ses prérogatives.


Pour l’enseignant chercheur Kounakou Komi de l’université de Valencienne (France), il a présenté un exposé sur la communication pour enfant. L’exposant pense que les sciences de l’information et de la communication à l’ère du numérique se dirige plus vers les adultes.  Or, il remarque que les enfants se sont accaparés du numérique même celle adressée à leurs aînés. L’intervenant a constaté que la communication pour enfant n’est faite dans la plupart des pays africains que sur les medias d’Etat et par les organisations internationales.


Le dernier intervenant, le professeur Diabi Yahaya de l’université de Cocody ( Côte d’Ivoire) a insisté sur l’importance de l’intégration  de nos langues nationales aux Techniques de l’Information et de la Communication (TIC).


La dernière phase  de la conférence a été dirigée par le maître de conférences Assima Kpatcha qui a conduit un débat entre les étudiants et les communicateurs.


L’assistance a apprécié cette séance d’échange, un étudiant livre ses impressions ‘’ j’ai été ravi de ce qui s’est passé, j’ai été surpris qu’en 2015 nos radios passeront de l’analogie au numérique et apparemment il me semble que nous les auditeurs nous ne sommes pas prêts’’. Un autre  étudiant se réjouit de la convergence numérique car elle permettra à tout utilisateur du téléphone cellulaire d’accéder à l’information en tout lieu et à tout moment.