La démocratie des urnes à celle des rues


Mieux vaux tard que jamais, les Magrébins ont compris cet adage. Ces Nord africains semblent  redonner un nouveau visage à la démocratie. Le droit du peuple de choisir  dans les urnes ses représentants surtout son Président est confisqué par une minorité. Au début de cette année les rues paraissent remplacer valablement les urnes. C’est dommage que la population arrive à ca stade.  Mais à voir de près, elle n’a pas d’autre solution dans la mesure où le peu de crédit qu’elle accordait aux opposants à ces régimes s’est également effrité.

 


Aujourd’hui, la démocratie des rues a fait quitter les anciens présidents Moubarak d’Egypte, Ben Ali de la Tunisie et bientôt l’incarnation arabe du Satan Kadhafi de la Lybie.
La démocratie des urnes est entièrement confisquée par la plupart des Présidents Africains, les élections se résument aux campagnes électorales où le peuple goûte aux délices que le pouvoir lui offre gracieusement.
Ces dirigeants usés par la fatigue et la maladie, ils s’accrochent à leur poste au point où certains passent du gourou au bourreau de leur peuple.


Aux premières heures de la démocratie, les élections ressemblaient bien à un coup de force électoral, le peuple était devant le fait accompli et vivait dans une paix armée. Le contexte géopolitique mondial ayant changé, la nébuleuse communauté internationale et les bailleurs de fonds exigent un minimum de transparence lors des élections. Ces régimes avec l’aide de quelques abrutis nationaux et surtout européens organisent  de nos jours des élections frauduleusement transparentes. C’est à dire la fraude est tellement bien faite qu’elle est imperceptible et indécelable.


 Au début de la deuxième décennie du 21ième  siècle, la démocratie des rues naît en Tunisie sans attendre son premier pas, elle a grandi d’un seul coup au point qu’elle traverse les pays limitrophes. Elle est tellement forte qu’elle terrasse les régimes qui ne connaissent que la force des brutes et des armes. Tellement cette démocratie a grandi que certains dirigeants qui détiennent les clés des cadenas des urnes, chercheraient à remettre une copie des clés à leur peuple et non à leur propre adversaire politique. Les dirigeants malins multiplient des initiatives sociales pour soulager leurs concitoyens.

 


Pour l’instant les dirigeants des pays francophones du subsaharien ne semblent pas s’inquiéter du développement  de cette démocratie car sachant bien que le courage et la détermination arabe sont loin d’être ceux des africains Noirs. Peut être, ils ont raison mais qu’ils sachent que ces révolutions ne sont pas l’œuvre des politiciens qu’ils peuvent soudoyer ,ici il s’agit de la population. Par ailleurs, Kadafi, le Satan arabe a usé de cette technique en invitant sa population à aller retirer gracieusement des espèces sonnantes et trébuchantes à la banque mais cela n’a pas suffit à sa peine. Lorsque le peuple sait qu’il tient l’occasion pour changer sa situation les biens matériels perdent de leur valeur.
La démocratie des rues ne serait une bonne option pour opérer l’alternance politique toutefois, il faut que ceux qui représentent leur peuple sache que la démocratie c’est le pouvoir du peuple pour le peuple. Et puis personne ne se fait pas roi plutôt on naît roi.