L’échec de la numérisation des élections africaines

Les Techniques nouvelles de l’Information et de la Communication (TIC) et les élections ne s’accommodent pas en Afrique. L’informatisation de la carte d’électeur et de tout le processus électoral au lieu de déboucher sur une élection transparente, équitable plutôt elles servent à la fraude. La question est de savoir s’il faut abandonner les TIC pour retourner à l’ancien système manuel ?

 


Les nouvelles technologies demeurent et restent des outils indispensables, incontournables en ce début du 21ième .  Par ailleurs, le téléphone GSM qui est devenu à la fois ordinateur, télévision internet, radio, caméra est totalement ancrée dans les habitudes au point où actuellement même dans les localités sans électricité les habitants disposent de ce type de moyen de communication.


Il est alors inconcevable que le numérique qui satisfait tous les utilisateurs soit travesti par les politiciens pour en faire des objets  manipulables à leur guise. La numérisation des élections coûte énormément chère comparativement au maigre budget des ministères de la santé, de l’éducation, de l’agriculture dans les pays africains. Des milliards engloutis souvent qui redeviennent des dettes pour ces pays.


C’est la faute aux fournisseurs qui en amont livrent des logiciels pipés pouvant servir à la fraude. On se rappelle du contentieux pré-électoral entre l’opérateur SAGEM à qui Laurent Gbagbo et ses proches ne faisaient aucune confiance et au Togo, ce sont les fameux kits de ZETEX empruntés de Congo Kinshasa qui avaient fait polémique en 2007.


A cela s’ajoute de la corruption de l’intelligence des informaticiens qui au lieu d’utiliser convenablement ces nouveaux programmes, les manipulent pour montrer aussi leur degré de nuisance, de manque de patriotisme. L’éthique est toujours liée à la nouvelle technologie car c’est une œuvre humaine c’est pour cela que Rabelais nous rappelle que  ‘’science sans conscience n’est que ruine de l’âme’’. Les TIC servent à des fins justes avant d’être détournés de leurs premiers rôles par quelques malins informaticiens qui passent leur journée à contourner ou à infiltrer ou à détruire un nouveau programme.    


Finalement les africains n’inventent rien, l’exemple du numérique en est un, mais ils sont les premiers à expérimenter l’envers de cette technologie. Aujourd’hui, la numérisation des élections n’est pas une garantie de transparence des résultats.


La solution à ce déficit démocratique est très simple, c’est le changement des mentalités, des consciences, des idées sinon pourquoi des pays encore africains comme le Ghana  surtout les pays anglophones excellent en démocratie et que pratiquement tous les pays francophones trainent des casseroles.


Il est temps que toutes ces contorsions cessent pour que les pays africains sortent de cet engrenage pour enclencher un essor économique pour s’insérer dans le concert des pays décideurs et non demandeurs.