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A Gnoumbongou comme à Kansoule-Kowane, deux des douze villages du canton de Sanfatoute situés respectivement  à 30 et 35 km de Dapaong, la réalisation des adductions d’eau est un grand soulagement. Quatre mois ont suffi pour réaliser les deux forges qui fonctionnent grâce à un dispositif capable de pomper l’eau potable à quelques centaines de mètres de profondeur. Ces ouvrages font partis des micros projets d’appui à la réalisation d’un forage communautaire à motricité humaine exécutés dans le cadre du Projet de Développement Communautaire (PDC) plus. Son objectif est de fournir de l’eau potable à la population des localités après des années de souffrance aux sources des mares souvent asséchées durant 3 ou 4 mois. ‘Cette réalisation contribue donc à apporter des réponses concrètes aux problèmes d‘accès à l’eau potable’, s’est réjoui un membre de la délégation ministérielle.

Ce sont 320 villageois qui bénéficient du forage de Gnoumbongou. L’ouvrage a coûté 5 251 000 F CFA, subventionné en grande partie par le PDC Plus à hauteur de 4 988 450 F CFA contre une participation communautaire de 262 550 F CFA. Kansoule-Kowane, village voisin de Gnoumbongou distancé de 5 km, ce sont 280 hommes et femmes qui découvrent l’eau potable. C’est un forage d’une valeur de 5 251 000 F CFA avec une subvention de 4 988 450 F CFA et une contribution communautaire de 262 550F CFA.

Pour  les deux constructions, ce sont les efforts des villages qui ont été compensés en argent. Ils ont  préparé les repas des ouvriers, cherché de l’eau, du sable et autres nécessaires pour la cause. Les bénéficiaires prévoient de cotiser afin d’aider à l’entretient pour cela un comité a été mis en place pour la gestion des fonds et la surveillance de la qualité de l’eau.

A près de 300 km de Dapaong, le village de kawa dans le canton de Sarakawa à Kara, a bénéficié d’un forage à énergie solaire offert par l’entreprise de BTP EBOMAF dans le cadre du Programme de Soutien aux Microprojets d’Infrastructures Communautaires (PSMICO). Un forage de 4 m3 600 de  débit, 5 mille litres de contenance, 68,93 m de profondeur d’une valeur de 7 millions FCFA. Selon la directrice d’ANADEB (maître d’ouvrage), Madame Katanga Mazalou Eléonard, le donateur a accepté construire des grillages pour protéger les plaques solaires, ce qui n’était pas prévu dans le financement de l’ouvrage. Cette eau s’utilise avant sa réception définitive. Pour Bataka tchassim président du Comité Technique pour la Mise Œuvre  (CTMO) du CVD ‘avant l’arrivée de cette eau nous souffrons et de la qualité et de la disponibilité d’eau’. Une mère de deux enfants confie son soulagement ‘aujourd’hui, avec ce geste d’EBOMAF, la charge de travail quotidienne est largement allégée’.

Pour entretenir le forage, son eau est vendue à 5  FCFA le seau et à 25 FCFA trois grandes bassines pour constituer un fond d’entretien. D’autres stratégies sont en étude pour disposer des fonds nécessaires pour supporter le passage du solaire à l’électricité du forage. Le même forage est réalisé à 15 km de kawa avec le même financement d’EBOMAF.

La situation hydraulique nationale

Au Togo, en matière d’approvisionnement en eau potable, on distingue trois zones d’intervention : le milieu rural, le milieu semi-urbain et le milieu urbain. Le taux de desserte en eau potable a connu une nette amélioration au Togo en passant de 42% en 2005 à plus 52% aujourd’hui. La moyenne nationale est de 34%. Le taux est de près de 58% en milieu rural, de 50% en milieu urbain et de 47,20% en milieu semi-urbain. Le taux de desserte est évalué à 39% dans les chefs-lieux de préfectures et sous-préfectures et 44% à Lomé.

Le Code de l’eau a été adopté le 8 juin 2010 et constitue une base légale de la politique de l’eau au Togo. Son principe directeur repose sur la gestion intégrée des ressources en eau par bassins versants, pour assurer aux populations un accès équitable à l’eau potable et à l’assainissement, et garantir la préservation de l’environnement. La politique nationale de l’eau, telle qu’envisagée dans le texte de 2005 et repris dans les autres textes, s’articule autour de trois concepts à savoir l’eau et santé, l’équité du service publique puis l’eau payante.

 

 

 

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