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Au premier trimestre 2017, on compte 185 Systèmes Financiers Décentralisés ou Institutions de microfinance (ISM) sur 191 agréments octroyés, dont 7 réseaux représentant 88 institutions, 62 institutions indépendantes et 6 structures conventionnées, pour 502 points de services sur le territoire national. Le nombre de clients passe de 2 076 684 en 2016 à 2 130 939 au premier trimestre 2017 soit une croissance de 2,6 %. Le vrai visage de ce succès est le passage de près de 16 SFD (FUCEC, WAGES, CECA, UMECTO, COOPEC-AD, URCLEC) sous le coût de l’article 44 de la loi No 2011-009 portant réglementation des  Systèmes Financiers Décentralisés. Ce qui signifie que ces entreprises ont comme dépôt ou crédit estimé à plus de 2 milliards sur deux exercices consécutifs. A cette étape, les SFD passent sous le contrôle de la commission bancaire, de la Banque centrale et de la Cellule d’Appui et de Suivi des Institutions Mutualistes ou coopératives d’Epargne et de Crédit (CASIMEC).

 

 

Données sur le secteur de la microfinance au 31/03/2017

 

 

 

Indicateurs

2016

2017

Variation (%)

Variation (%)

Trimestre 1 (31/03/16)

Trimestre 4 (31/12/16)

Trimestre 1 (31/03/17)

Trimestrielle

Annuelle

Nombre de SFD

190

191

191

0,0%

0,5%

                  IMCEC

186

185

185

0,0%

-0,5%

                     Réseaux

7

7

7

0,0%

0,0%

                     Caisses unitaires

75

75

75

0,0%

0,0%

                     Caisses unitaires affiliées

103

103

103

0,0%

0,0%

                  Société privé (SA et SARL)

1

2

2

 

 

ASSOCIATIONS

4

4

4

0,0%

0,0%

Point de service

464

497

502

1,0%

8,2%

                      Institutions de base

171

164

164

1,1%

-4,1%

                      Guichet ou antennes

293

335

338

0,9%

15,4%

Nombre total de membres, bénéficiaires ou clients (les groupements sont comptés sur une base unitaire)

1 847 039

2 076 684

2 130 939

2,6%

15,4%

                     Hommes

825 535

913 614

934 934

2,3%

13,3%

                    Femmes

812 930

907 758

932 980

2,8%

14,8%

                   Groupement

208 574

255 312

263 025

3,0%

26,1%

 

Source : CAS-IMEC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré cet embelli, le secteur des systèmes financiers présentent des risques. Si certains sont illégaux d’autres perdent leur agrément pour mauvaise gestion. La CASIMEC demeure l’organisme qui jauge chaque entreprise à travers son programme de surveillance et d’évaluation annuelle. Son principal objectif est de protéger le dépôt des épargnants selon la loi No 2011-009.

Ainsi, depuis 2014, ce sont 26 institutions de microfinance qui ont perdu leur agrément. La liste s’est élargie au mois passé avec le retrait d’agrément à 12 autres institutions. Il s’agit de la COOPICEC de Kpalimé, de la Mutuelle la FOI à Tové-Dzigbe, de l'EPEDE-SOLIDARITE de Kpalimé, de la MECAP-TOGO de Dapaong, de la Mutuelle DODZI de KEVE, de la Mutuelle ADZEDZI de Kpalime, de la Mutuelle d'Épargne et de Crédit MAKAFUI de Tabligbo, de la CVECG de Vogan, de la MUREC de Badou, de la Caisse Mutuelle d’Épargne et de Crédit AGOMA DAMA NINOU de Dapaong, de la Mutuelle d'Épargne et de Crédit d’Epargne Sans Frontière ESF et de la Mutuelle Temkou d'Épargne et de Crédit MUTEC de Sokodé.

L’activité de microfinance est réglementée par les lois et règlements de la zone de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et est supervisée conjointement par la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Union et la CASIMEC, logée au ministère de l’Economie et des Finances. Pour faciliter l’activité de microfinance au Togo, la demande d’agrément est entièrement gratuite pour permettre aux institutions d’éviter la taxation de leur activité. L’étude de dossiers dure à peine six mois, répartie en trois mois entre la CASIMEC et la BCEAO. La Banque centrale va plus loin en donnant son avis favorable ou défavorable. La décision définitive d’octroi d’agrément revient au ministre des finances.

En réalité, la question fondamentale est de savoir si les services offerts sont à la hauteur des attentes du marché. A cela Ange Kossivi Kétor, le directeur Exécutif de l’Association des Professionnels d’Institutions de Microfinance (APIM) répond: «Il ne suffit pas d’octroyer du crédit aux clients. Il faudrait s’intéresser à ce qu’ils deviennent après le crédit. C’est de là qu’on pourrait dire que des corrections doivent être faites sur l’offre de produits. (…)Et là, il faut éduquer la population à faire des choix judicieux».

 

 

 

 

 

 

 

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